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37S

Fonds Marcel et Edouard Gallix

- Dates extrêmes : 1870 - 1995
- Mode d'entrée : Don
- Date d'entrée : 13/07/2016
- Nombre d'articles : 83

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Producteur : Gallix
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Historique

FONDS GALLIX


1. Zone d’identification


1.1. Référence : FRAC 34172 / 37 S


1.2. Intitulé / analyse : Fonds Marcel et Edouard Gallix


1.3. Dates : 1870-1995


1.4. Niveau de description : Dossier


1.5. Importance matérielle et support de l’unité de description : 79 articles ; 6 ml (et plus de 200 plans)


2. Zone de contexte


2.1 Nom du producteur : Louis Gallix, Marcel Gallix, Edouard Gallix, Jean Louvrier et Denise Balmayer


2.2. Histoire administrative, notice historique : Marcel Gallix, architecte originaire de Tournon (Ardèche), s’installe à Montpellier pour y exercer sa profession d’architecte dans les années 1920. Il y réalise notamment entre 1919 et 1924 les villas Amat (avenue Lepic) et Kauffmann (73bis avenue de Lodève), les maisons ouvrières pour la société de secours aux blessés « les femmes de France » (avenue de l’Hôpital suburbain). Il conserve pour l’été une maison de campagne à Boucieu-le-Roi, dans le Tournonais. Il habite au 85 avenue de Lodève, Enclos Saint-Dominique, Villa « l’Olivette ».

En 1959, son fils, Edouard Gallix, prend sa succession en collaboration avec l’architecte André Vincent. Le cabinet sera situé au n°89 avenue de Lodève (ca.1971) puis au n°30 rue Fontaine Saint-Berthomieu, résidence Les Asphodèles (ca. 1976).

En 1962, Edouard est architecte en chef au sein de l’Atelier Méditerranéen d’architecture et d’urbanisme (AMAU) pour l’aménagement de la ZUP la Paillade de Montpellier (9500 logements sur concours), programme phare de sa carrière.

Outre la ZUP de la Paillade, il effectue les travaux d’aménagement de cliniques (Aiguelongue et Saint-Côme à Montpellier, du Parc à Castelnau-le-Lez) et de centre anti-cancéreux, en association avec Léon Février, architecte du CHRM (Centre Hospitalier Régional de Montpellier) (ca.1971). Il crée également le sanatorium Bon Accueil (Montpellier).

L’autre programme qui marquera sa carrière est celui de la nouvelle école d’architecture de Montpellier : l’UPAM (Unité Pédagogique d’Architecture de Montpellier) en 1972.

2.3. Modalités d’entrée : Don de Vincent Gallix, fils d’Edouard Gallix, en mai 2016.


3. Zone du contenu et de la structure


3.1. Présentation du contenu : Les dossiers étaient rangés dans des chemises en papier kraft (voir photographies). Chaque dossier porte un numéro d’ordre référencé dans un index établi par Edouard Gallix. Certains programmes réalisés en plusieurs tranches ou opérations et référencés avec des numéros d’ordre différents ont été replacés ensemble par le producteur.

Chaque dossier a été classé dès l’origine par le producteur (chemises, sous-chemise). Sur la chemise figurent le nom du commanditaire, le titre du programme et le numéro d’ordre.

Les dossiers contiennent généralement les pièces suivantes : règlements, pièces générales, compte-rendu, plans. Pour les programmes importants, des sous-chemises par entrepreneur ou par lot, une chemise pour les comptes rendus de réunions, etc.

L’organisation des dossiers reprend le déroulé de l’opération de la construction : phase préliminaire, avant-projet sommaire, avant-projet détaillé, permis de construire, consultation des entreprises, marché de travaux, spécifications techniques détaillées, réception et décompte des travaux.

Outre les archives de Marcel et Edouard Gallix, le fonds comprend également des archives de l’épouse d’Edouard Gallix, Denise Balmayer, étudiante en architecture (dossiers et plans d’études), des photographies prises par Jean Louvrier )à la fin du XIXe siècle, ainsi que le récit de la guerre franco-prussienne par Louis Gallix (1870-1871).


3.2. Evaluation, tris, éliminations, sort final : Edouard Gallix a visiblement effectué du tri et des éliminations au fur et à mesure de l’archivage des dossiers. Certaines chemises comportent les mentions « A réduire », « trié, à conserver ».

Par ailleurs, il a transmis quelques dossiers de la ZUP la Paillade ainsi que les deux maquettes « concours » et « après-concours » à la SERM, organisme qui effectue régulièrement des versements aux Archives municipales.

En raison de leur format ou de leur état les objets suivants n’ont pas été gardés : 5 équerres en plastique, 2 équerres en bois, équerre en plastique « trace- Mobilier », 5 traces-lettres en plastique, un pinceau, une règle 30 cm en acier. Une équerre en bois marquée « Pierre Balmayer, école d’arts et Métiers d’Aix ».


3.3. Accroissement : Lors de la remise officielle du don aux archives municipales le 22 février 2018, les descendants d’Edouard Gallix (Rémy, Vincent et Jean-Christophe) ont complété leur don. Le fonds ayant été préalablement classé, les documents ont été intégrés dans les articles 37 S 1, 37 S 3 - 37 S 4, 37 S 6, 37 S 71.

Plusieurs cotes ont été ajoutées pour intégrer les croquis de grands formats associés à la partie « activité de loisirs et retraitée » de Marcel (37 S 80), les objets appartenant à Marcel (37 S 81) et Edouard (37 S 83) ou encore des plaques de verre (37 S 82).

Fonds clos.



3.4. Mode de classement : Le mode de classement choisi par le producteur a été conservé.

Les dossiers ne comportant visiblement pas de classement ou sans logique initiale apparente (dossiers de Marcel Gallix, Denise Balmayer, Jean Louvrier) ont été reclassés par ordre alphabétique des programmes ou par ordre chronologique.

Les plans étudiants d’Edouard, sans autre identification que « projet 1e et 2e » ont été regroupés par atelier et par ordre chronologique chaque fois que cela a été possible. Les plans se rapportant à des projets ou des concours ont pu être identifiés grâce aux sujets de concours conservés dans l’article relatif à ses études (37 S 9).


4. Zone des conditions d’accès et d’utilisation


4.1. Conditions d’accès : Archives privées communicables selon les lois et décrets en vigueur pour les archives publiques.


4.2. Conditions de reproduction


4.3. Langue et écriture des documents : Français


4.4. Caractéristiques matérielles et contraintes techniques : Nombreux papiers pelures fragiles et photocopies des années 1970 en cours d’effacement. Certains documents écrits au papier carbone sont également altérés.

Photographies fin XIXe très fragiles.


4.5. Instrument de recherche


5. Zone des sources complémentaires


5.2. Existence et lieu de conservation des originaux et copies


5.3. Sources complémentaires :

Archives municipales de Montpellier :

Versement de la SERM (30/06/1994) : 40W842-40W1089

DGST 640-648, 657-658, 661-671, 726-736, 759-769, 781-791, 803-868, 1104-1106, 1908-1914, 1919-1948, 1991-2006, 2015-2035, 2047-2060, 2096-2100, 2756, 3371

Archives départementales de l’Ardèche : Collecte Centenaire de la Grande Guerre, fonds Marcel Gallix

Cité de l’architecture et du Patrimoine :

Fonds Dossiers d’œuvres de la direction de l’Architecture et de l’Urbanisme (DAU).

- Objet DAU-0-GALED. Gallix, Edouard ; Gallix Marcel ; Vincent, André

- Dossier 133 Ifa 114/4. CV. Book


5.4. Bibliographie

Ville de Montpellier, Société d’Equipement de la Région Montpelliéraine, La Paillade livre blanc, 1973.

Plaquette OPAC de Montpellier, La Paillade, la ville ordinaire, s.d.

Sophie Chédiac, « A la maison dans mon HLM …La résidentialisation comme dispositif de rénovation urbaine » in revue Métropoles, varia n°5, 2009. (https://metropoles.revues.org/3775 )

5BIB530Collectif, La Paillade quartiers de mémoire, Conseil Général de l'Hérault, Montpellier, s.d.

5DOC29VILLE DE MONTPELLIER, Quartiers la Paillade, Celleneuve, 1989.

5BIB284VILLE DE MONTPELLIER, Radiographie d'un record, Montpellier 1960-1970, Avant-propos de François Delmas, maire de Montpellier, 1971.

6US31 Dictionnaire de biographie héraultaise, Librairie Pierre Clerc, 2006.

1BIB34 Dictionnaire des peintres, sculpteurs, graveurs, dessinateurs et architectes du Languedoc-Roussillon (1800-1950).

« Bahia La grande-Motte » in Architecture en Languedoc-Roussillon, n°2, 1982, p.66.

«Unité pédagogique d’architecture à Montpellier » in Architecture dans le golfe du lion et le comtat, n°22, 1979, p. 49-51.

http://www.aa.archi.fr/IMG/pdf/le_dossier_02_0704cr.pdf consulté le 28/10/2016

Note

    FONDS GALLIX


    1. Zone d’identification

    1.1. Référence : FRAC 34172 / 37 S

    1.2. Intitulé / analyse : Fonds Marcel et Edouard Gallix

    1.3. Dates : 1870-1995

    1.4. Niveau de description : Dossier

    1.5. Importance matérielle et support de l’unité de description : 79 articles ; 6 ml (et plus de 200 plans)


    2. Zone de contexte

    2.1 Nom du producteur : Louis Gallix, Marcel Gallix, Edouard Gallix, Jean Louvrier et Denise Balmayer

    2.2. Histoire administrative, notice historique : Marcel Gallix, architecte originaire de Tournon (Ardèche), s’installe à Montpellier pour y exercer sa profession d’architecte dans les années 1920. Il y réalise notamment entre 1919 et 1924 les villas Amat (avenue Lepic) et Kauffmann (73bis avenue de Lodève), les maisons ouvrières pour la société de secours aux blessés « les femmes de France » (avenue de l’Hôpital suburbain). Il conserve pour l’été une maison de campagne à Boucieu-le-Roi, dans le Tournonais. Il habite au 85 avenue de Lodève, Enclos Saint-Dominique, Villa « l’Olivette ».

    En 1959, son fils, Edouard Gallix, prend sa succession en collaboration avec l’architecte André Vincent. Le cabinet sera situé au n°89 avenue de Lodève (ca.1971) puis au n°30 rue Fontaine Saint-Berthomieu, résidence Les Asphodèles (ca. 1976).

    En 1962, Edouard est architecte en chef au sein de l’Atelier Méditerranéen d’architecture et d’urbanisme (AMAU) pour l’aménagement de la ZUP la Paillade de Montpellier (9500 logements sur concours), programme phare de sa carrière.

    Outre la ZUP de la Paillade, il effectue les travaux d’aménagement de cliniques (Aiguelongue et Saint-Côme à Montpellier, du Parc à Castelnau-le-Lez) et de centre anti-cancéreux, en association avec Léon Février, architecte du CHRM (Centre Hospitalier Régional de Montpellier) (ca.1971). Il crée également le sanatorium Bon Accueil (Montpellier).

    L’autre programme qui marquera sa carrière est celui de la nouvelle école d’architecture de Montpellier : l’UPAM (Unité Pédagogique d’Architecture de Montpellier) en 1972.

    2.3. Modalités d’entrée : Don de Vincent Gallix, fils d’Edouard Gallix, en mai 2016.


    3. Zone du contenu et de la structure

    3.1. Présentation du contenu : Les dossiers étaient rangés dans des chemises en papier kraft (voir photographies). Chaque dossier porte un numéro d’ordre référencé dans un index établi par Edouard Gallix. Certains programmes réalisés en plusieurs tranches ou opérations et référencés avec des numéros d’ordre différents ont été replacés ensemble par le producteur.

    Chaque dossier a été classé dès l’origine par le producteur (chemises, sous-chemise). Sur la chemise figurent le nom du commanditaire, le titre du programme et le numéro d’ordre.

    Les dossiers contiennent généralement les pièces suivantes : règlements, pièces générales, compte-rendu, plans. Pour les programmes importants, des sous-chemises par entrepreneur ou par lot, une chemise pour les comptes rendus de réunions, etc.

    L’organisation des dossiers reprend le déroulé de l’opération de la construction : phase préliminaire, avant-projet sommaire, avant-projet détaillé, permis de construire, consultation des entreprises, marché de travaux, spécifications techniques détaillées, réception et décompte des travaux.

    Outre les archives de Marcel et Edouard Gallix, le fonds comprend également des archives de l’épouse d’Edouard Gallix, Denise Balmayer, étudiante en architecture (dossiers et plans d’études), des photographies prises par Jean Louvrier )à la fin du XIXe siècle, ainsi que le récit de la guerre franco-prussienne par Louis Gallix (1870-1871).

    3.2. Evaluation, tris, éliminations, sort final : Edouard Gallix a visiblement effectué du tri et des éliminations au fur et à mesure de l’archivage des dossiers. Certaines chemises comportent les mentions « A réduire », « trié, à conserver ».

    Par ailleurs, il a donné certains dossiers de la ZUP la Paillade à la SERM. Les 2 maquettes « concours » et « après-concours » font partie de cet envoi. Ces dossiers ont dû faire l’objet d’un versement aux Archives municipales de Montpellier (série W).

    3.3. Accroissement: Fonds clos

    3.4. Mode de classement : Le mode de classement choisi par le producteur a été conservé.

    Les dossiers ne comportant visiblement pas de classement ou sans logique initiale apparente (dossiers de Marcel Gallix, Denise Balmayer, Jean Louvrier) ont été reclassés par ordre alphabétique des programmes ou par ordre chronologique.

    Les plans étudiants d’Edouard, sans autre identification que « projet 1e et 2e » ont été regroupés par atelier et par ordre chronologique chaque fois que cela a été possible. Les plans se rapportant à des projets ou des concours ont pu être identifiés grâce aux sujets de concours conservés dans l’article relatif à ses études (37 S 9).


    4. Zone des conditions d’accès et d’utilisation

    4.1. Conditions d’accès : Archives privées communicables selon les lois et décrets en vigueur pour les archives publiques.

    4.2. Conditions de reproduction

    4.3. Langue et écriture des documents : Français

    4.4. Caractéristiques matérielles et contraintes techniques : Nombreux papiers pelures fragiles et photocopies des années 1970 en cours d’effacement. Certains documents écrits au papier carbone sont également altérés.

    Photographies fin XIXe très fragiles.

    4.5. Instrument de recherche


    5. Zone des sources complémentaires

    5.2. Existence et lieu de conservation des originaux et copies

    5.3. Sources complémentaires :

    Archives municipales de Montpellier :

    Versement de la SERM (30/06/1994) : 40W842-40W1089

    DGST 640-648, 657-658, 661-671, 726-736, 759-769, 781-791, 803-868, 1104-1106, 1908-1914, 1919-1948, 1991-2006, 2015-2035, 2047-2060, 2096-2100, 2756, 3371

    Archives départementales de l’Ardèche : Collecte Centenaire de la Grande Guerre, fonds Marcel Gallix

    Cité de l’architecture et du Patrimoine :

    Fonds Dossiers d’œuvres de la direction de l’Architecture et de l’Urbanisme (DAU).

    - Objet DAU-0-GALED. Gallix, Edouard ; Gallix Marcel ; Vincent, André

    - Dossier 133 Ifa 114/4. CV. Book

    5.4. BibliographieVille de Montpellier, Société d’Equipement de la Région Montpelliéraine, La Paillade livre blanc, 1973.

    Plaquette OPAC de Montpellier, La Paillade, la ville ordinaire, s.d.

    Sophie Chédiac, « A la maison dans mon HLM …La résidentialisation comme dispositif de rénovation urbaine » in revue Métropoles, varia n°5, 2009. (https://metropoles.revues.org/3775 )

    5BIB530Collectif, La Paillade quartiers de mémoire, Conseil Général de l'Hérault, Montpellier, s.d.

    5DOC29VILLE DE MONTPELLIER, Quartiers la Paillade, Celleneuve, 1989.

    5BIB284VILLE DE MONTPELLIER, Radiographie d'un record, Montpellier 1960-1970, Avant-propos de François Delmas, maire de Montpellier, 1971.

    6US31 Dictionnaire de biographie héraultaise, Librairie Pierre Clerc, 2006.

    1BIB34 Dictionnaire des peintres, sculpteurs, graveurs, dessinateurs et architectes du Languedoc-Roussillon (1800-1950).

    « Bahia La grande-Motte » in Architecture en Languedoc-Roussillon, n°2, 1982, p.66.

    «Unité pédagogique d’architecture à Montpellier » in Architecture dans le golfe du lion et le comtat, n°22, 1979, p. 49-51.

    http://www.aa.archi.fr/IMG/pdf/le_dossier_02_0704cr.pdf consulté le 28/10/2016


    GALLIX, Marcel


    1. Zone d’identification

    1.1. Type d’entité : Personne

    1.2.Forme(s) autorisées du nom : GALLIX, Marcel


    2. Zone de la description

    2.1 Dates d’existence : 29 juin 1880 (Tournon-sur-Rhône, Ardèche) – 8 janvier 1972 (Montpellier, Hérault)

    2.3. LieuxTournon (Ardèche) ; Montpellier (Hérault)

    2.5. Fonctions et activités : Après sa scolarité à Tournon, le jeune ardéchois entre à l’école des Beaux-Arts de Lyon, et continue sa formation à Paris auprès de Charles Girault, architecte DPLG et membre de l’Institut.

    En 1900, il s’engage volontairement pour 3 ans.

    Il revient dans le Vivarais pour ouvrir, entre 1905 et 1914, un cabinet d’architecte à Tournon. En 1906, il est nommé architecte départemental et membre du conseil des bâtiments civils de l’Ardèche. Il parcourt professionnellement le département et relève à titre personnel, dans un carnet de croquis, la variété des paysages, des habitats et des us et coutumes des zones rurales traversées.

    En Ardèche, on lui doit notamment le lycée national de garçons et le lycée de jeunes filles de Tournon, l’hôpital de Lamastre, l’orphelinat Costet à Sarras, la gendarmerie de Serrières et l’église de Cros-de-Géorand.

    Mobilisé et incorporé dans le 7e régiment du Génie, il rejoint Privas (Ardèche) le 2 août 1914. Après un séjour d’entraînement à Briançon(Hautes-Alpes), il arrive en Argonne en décembre 1914. Il fait dans ce secteur l’expérience des tranchées de 1ère ligne. Il est blessé en mai 1915 à Béthincourt (Meuse). Après de longs mois d’épreuves en Champagne et à Verdun, il embarque sur le Britannia pour le front d’Orient en janvier 1917. Il y est promu lieutenant mais atteint de paludisme, il est rapatrié en décembre 1917. Il est affecté aux travaux de l’école d’aviation d’Istres jusqu’à sa démobilisation en février 1919. De la guerre, et surtout de la campagne d’Orient, il rapportera une collection de carnets illustrés de nombreux croquis et dessins aquarellés (sa fille Cécile et son petit-fils en ont fait don aux Archives de l’Ardèche).

    Le paludisme ne lui permettra de reprendre une activité professionnelle qu’en 1921.

    Après la Grande Guerre, il s’installe à Montpellier, ville d’origine de son épouse, Marie-Louise LUTHARD. Il y réalise notamment entre 1919 et 1924 les villas Amat (avenue Lepic) et Kauffmann (73bis avenue de Lodève), les maisons ouvrières pour la société de secours aux blessés « les femmes de France » (avenue de l’Hôpital suburbain). Il conserve pour l’été une maison de campagne à Boucieu-le-Roi, dans le Tournonais. Il habite au 89 avenue de Lodève, Villa Amélie, où se trouve également son atelier d’Architecture.

    Il s’investit dans la vie des associations professionnelles : secrétaire général du Syndicat des Architectes de l’Hérault (1927-1940), Président de l’Office des Bâtiments de l’Hérault (1937-1940), Président du Conseil Régional de l’Ordre des Architectes (1945-1950).

    En 1936-1937, il est professeur d’architecture et de dessin industriel à l’Ecole régionale de Beaux-Arts de Montpellier.

    Architecte agréé par le Ministère de la Reconstruction, il participa activement à la reconstruction dans la région de Montpellier après la Guerre 1939-1945. Il fut également expert auprès des Tribunaux et professeur à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de 1927 à 1942.

    Membre du Comité de Libération de Montpellier et adjoint au Maire Emile MARTIN de septembre 1944 à mai 1945.

    Il participe à la collecte de renseignements sur les fortifications allemandes de la côte en utilisant ses talents d’architecte pour le dessin et son matériel de reproduction héliographique (ca. 1943).

    Il prend sa retraite au 1er janvier 1959, son fils Edouard prend sa succession.

    Après la célébration du cinquantenaire de la bataille de Verdun, il trie et classe ses lettres et ses notes, légende ses dessins, aquarelles et photos et retrace son itinéraire de guerre.

    Il s’éteint à Montpellier en 1972.

    2.7. Organisation interne/généalogie : Fils de Pierre-Louis-Désiré et de Marie Elisa Berthe RICHARD.

    Il épouse Marie-Louise LUTHARD le 20 février 1909 à Montpellier. Ils ont 4 enfants : Maurice (1920-2016), Edouard (1923-2004), Louis, Cécile. Le couple vit sous le même toit, avec le père de Marie-Louise, Edouard Luthard.


    EDOUARD GALLIX

    1. Zone d’identification

    1.1 Type d’entité : Personne

    1.2 Forme(s) autorisées du nom : GALLIX, Edouard Emile Claude


    2. Zone de la description

    2.1 Dates d’existence : 13 mars 1923 (Montpellier, Hérault) – 26 janvier 2004 (Montpellier, Hérault)

    2.2. Histoire

    2.3. Lieux : Montpellier

    2.4. Statut juridique: Inscrit à l’Ordre des architectes le 17/12/1952 sous le n°193

    2.5. Fonctions et activités : A 17 ans, Edouard GALLIX se destine à des études d’architecture, mais il est rattrapé par la Guerre. Dès novembre 1940, il s’engage dans la Résistance à Montpellier, au sein du Groupe Liberté, et s’inscrit à la Faculté des Sciences pour servir de couverture. Il obtient « malgré tout » sa licence (mathématiques générales, physique générale, mécanique rationnelle, calcul différentiel et intégral) en mars 1944.

    Il part faire ses études à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Marseille où il obtient le prix de la Chambre de Commerce et le prix du Ministre de l'Education Nationale (1943-1944).

    Il sera successivement membre des ateliers montpelliérains POULAIN (1943-1944) et BADANI (1946-1949) et de l’atelier parisien de Pierre VIVIEN (architecte en chef des bâtiments civils et Palais nationaux) (1949-1952).

    Il obtient son diplôme d’architecte DPLG le 12 novembre 1952 avec mention Bien en présentant un projet de foyer pour étudiants, programme qui se concrétise l’année suivante par une commande du Gouvernement Royal du Laos. Il s’inscrit le mois suivant à l’Ordre des Architectes et commence sa collaboration avec son père.

    Il devient Professeur de mathématique générale à l’Ecole des Beaux-Arts de Montpellier (Ecole régionale des Beaux-Arts, palmarès de l’année scolaire 1951-1952), puis chargé de cours à l’Ecole régionale (ca.1963).

    En 1953, il obtient les titres d’architecte de l’Office public d’HLM de Montpellier, architecte de l’Hôpital-Hospice de Pézénas, architecte du Gouvernement royal du Laos, architecte du Centre Hospitalier Régional de Montpellier. Puis en 1958, architecte du Bureau d’Aide Sociale de Montpellier, agréé pour la reconstruction des bâtiments publics de catégorie A du département de l’Hérault. Il est également agréé par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, et à compter de 1969, agrée pour les équipements sanitaires et sociaux d’un montant supérieur à 5 millions de francs (1ère et 2ème catégories).

    En 1962, il est l’architecte en chef de la ZUP la Paillade de Montpellier (9500 logements sur concours), programme phare de sa carrière.

    Outre la ZUP de la Paillade, il effectue les travaux d’aménagement de cliniques (Aiguelongue et Saint-Côme à Montpellier, du Parc à Castelnau-le-Lez) et de centre anti-cancéreux. Il crée également le sanatorium Bon Accueil (Montpellier).

    L’autre programme qui marquera sa carrière est celui de la nouvelle école d’architecture de Montpellier : l’UPAM (Unité Pédagogique d’Architecture de Montpellier) en 1972.

    Il prend sa retraite en 1988.

    Pour son engagement dans la Résistance, il recevra les médailles du Combattant volontaire de la Résistance, la Médaille militaire et la Croix de guerre.

    2.6. Textes de référence : Membre du Conseil Régional de l’Ordre des Architectes 1945 (J.O 04/08/1945)

    2.7. Organisation interne/généalogie : Fils de Marcel GALLIX et de Marie-Louise LUTHARD.

    Il épouse le 21 septembre 1945 à Montpellier Denise BALMAYER, dont il aura trois enfants : Rémy, Vincent et Jean-Christophe.

    2.8. Contexte général


    3. Zone des relations

    3.1. Nom(s)/numéro d’immatriculation des collectivités, des personnes ou des famillesMarcel GALLIX (1880-1972)

    3.2. Type de relationAssociation et famille

    3.3. Description de la relationCollabore avec son père Marcel sur les programmes suivants :

    - Lotissement Mas de Poujol 1953

    - Foyer des étudiant laotiens 1953

    - Hôpital-Hospice de Pézenas 1956

    - OPHLM Figuerolles 1957

    3.4. Dates de la relation1953-1972


    3.1. Nom(s)/numéro d’immatriculation des collectivités, des personnes ou des famillesLéon FEVRIER

    3.2. Type de relationassociation

    3.3. Description de la relationCollabore avec Léon FEVRIER, architecte, pour des réalisations hospitalières à Montpellier : Saint-Eloi, Hôpital Général, Font d’Aurelle, Saint-Charles, sanatorium Bon accueil.

    3.4. Dates de la relation1953-1960


    3. Zone des relations

    3.1. Nom(s)/numéro d’immatriculation des collectivités, des personnes ou des famillesAndré VINCENT (21 janvier 1926, Nouméa, Nouvelle Calédonie – 1er janvier 2005, Montpellier, Hérault)

    Elève de l’atelier Badani à Montpellier et de l’atelier Vivien à Paris

    Architecte DPLG depuis 1958

    Urbaniste, affilié à la Société Française des Urbanistes

    Membre de l’AMAU

    3.2. Type de relationassociation

    3.3. Description de la relationCollabore avec André VINCENT entre 1960 et le début des années 1980 : CAF, OPHLM, maison de retraite Campériols, BAS, Clinique du Parc, logements privés

    L’Agence Edouard GALLIX et André VINCENT comprend un architecte associé, une secrétaire, un inspecteur des travaux, un métreur vérificateur et 3 dessinateurs.

    3.4. Dates de la relation1960-[1983]


    3.1. Nom(s)/numéro d’immatriculation des collectivités, des personnes ou des famillesAtelier Méditerranéen d’architecture et d’Urbanisme (AMAU) : Yvon ALMAIRAC, François FARRIER, Edouard GALLIX, Pierre GOURGUET, René POMIER, Joseph ROUQUIER, Jean ROUZAUD, André VINCENT.

    3.2. Type de relationAssociation

    3.3. Description de la relationGroupement de six architectes, dont Edouard GALLIX est l’architecte en chef, fonctionnant soit en groupement d’architectes, soit en pool de service pour chacun d’eux.

    Constitué au départ pour la création de la ZUP de la Paillade, le groupement travaille également sur les programmes suivants : HLM du département de l’Hérault, Chambre de commerce, société mutualiste (Grande-Motte, Hérault), maison familiale de vacances (Grande-Motte, Hérault), Logements privés, centre paroissial Saint-Paul (ZUP la Paillade, Montpellier, Hérault).

    L’AMAU comprend un architecte rémunéré, une secrétaire et 7 dessinateurs.

    3.4. Dates de la relation31 mai 1963-1969


    3.1. Nom(s)/numéro d’immatriculation des collectivités, des personnes ou des famillesSCPA E. Gallix & A. Vincent & V. Gallix

    3.2. Type de relationAssociation

    3.3. Description de la relationCabinet d’architectes d’Edouard GALLIX, André VINCENT et Vincent GALLIX

    3.4. Dates de la relation1953-[1983]

Sommaire

    MARCEL GALLIX (1880-1972)

    Activité ardéchoise (1897-1926) - 37 S 1-2

    Activité héraultaise (1921-1966) - 37 S 3-5

    Activité architecturale hors cabinet (1918-1972) - 37 S 6 - 37 S 80

    Hommages lors de son décès (1972-1972) - 37 S 7

    Objets et photographies (...-...)

    EDOUARD GALLIX (1923-2004)

    Architecte

    Etudes (1937-1953) - 37 S 9-14; 37 S 16

    Références professionnelles (1960-1988) - 37 S 17

    Réalisations (1958-1989) - 37 S 18-19; 37 S 21

    Dossiers de projets (1949-1989) - 37 S 20 - 37 S 38-51; 37 S 58-61; 37 S 65-69

    ZUP La Paillade (1962-1984) - 37 S 22-36

    Unité Pédagogique d'Architecture de Montpellier (UPAM) (1973-1982) - 37 S 52-57

    Le Bahia (1975-1987) - 37 S 62-63

    Objets (...-...)

    Documentation (1966-1988) - 37 S 72

    Loisirs (1957-1957) - 37 S 74

    Activité de résistant, Amicale des Anciens combattants (1935-1995) - 37 S 75

    DENISE BALMAYER (1925-2015) (1945-1958) - 37 S 76

    LOUIS GALLIX (1838-1927) (1870-1871) - 37 S 78

    JEAN LOUVRIER (1870-1926) (1881-1902) - 37 S 79